Du succès d'un projet, l'équation humaine
Par Lucie DUVERGER le vendredi 27 août 2010, 00:04 - Fondements de la pensée par l'expérience - Lien permanent
Il semble que bien que nous souhaitions tous réussir nos vies, personnelles, professionnelles, familiales, amicales, amoureuses, parentales avant de ne plus exister... long et semé d'embûches sera le chemin pour y parvenir.
Je dirais qu'à l'origine de toute action, personnelle ou commune, c'est l'adrénaline qui fait avancer les hommes (et femmes), qu'ils (elles) soient à l'initiative d'un concept, participent à la réflexion, l'élaboration, le déploiement d'un projet ou bien qu'ils soient utilisateurs finaux, chargés de trouver chaque faille, Ensuite, c'est l'alchimie naissant du rapprochement d'identités singulières qui donnera la tournure du chemin à suivre. Qu'importe après tout la manière, le but final étant d'y arriver. Et pourtant, c'est bien cette alchimie qui, si infructueuse, pourra mettre en péril la finalité tant espérée.
Quelle solution alors pour le marionnettiste ? Privilégier l'adage du "qui se ressemblent s'assemblent", introduire sans préavis un "loup dans la bergerie", un individualiste dans une fratrie ?
Le succès, me semble t-il avec le temps, réside dans l'équation primaire qui veut ceci : qu'importe l'identité de chacun dans un groupe, on y aura toujours fait entrer une personne-clé qui jouant de pistons, activera naturellement, du fait de son charisme, les leviers indispensables au bon déroulement d'un projet. Mais quelle en sera les conséquences pour chaque individu ? Nécessairement des frustrations, de la paranoïa, de la bêtise, ou bien pire, de la méchanceté...
Alors, quel rôle semble le meilleur à tenir. Celui que l'on endosse naturellement, celui que l'on convoite secrètement, ou encore celui que l'on veut bien vous donner, ou finalement celui que l'on attend inconsciemment de vous que vous incarniez ? Et quelle tâche périlleuse que de se sentir l'instrument d'un mécanisme dont on ne connait encore les rouages et toutefois heureux à l'idée de caresser l'espoir d'être enfin considérer comme la providence, celle qui fera prendre la mayonnaise, huilera le mécanisme, le liant du remède miracle contre tout virus intra et extra-sphère ?
L'homme fut ainsi conçu qu'il est doué de nombres capacités à évoluer, à condition qu'il sache bien s'entourer, se protéger de ses faiblesses, et assez se connaître pour falsifier ces dernières à son avantage en richesses à toute épreuve. Et pour cela, on l'a doté de sens. Là prend toute l'ampleur de chaque être et du ou des dons qu'il a pu, bien voulu ou su développer.
Je pense avoir en main les atouts de l'écoute, de l'empathie, du désir de faire le bien, du don de soi, de la projection et de la connaissance d'une multitude de langages afin d'espérer pouvoir faire corréler le bien être et donc l'avenir de chaque individu de ces groupements.
La vie est faite de choix. Nous sommes responsables de notre avenir, proche ou prochain, de nos actes passés, du fait de nos choix, subis ou décidés. Il me paraît important de toujours, sans répit, jouer et sur-jouer, pour percevoir notre reflet dans les yeux et mots des autres. Et, le moment venu, lever nos inhibitions et procéder à l'introspection narcissique dressant le bilan de ses acquis afin de renaître de ses cendres avec l'ardeur toujours plus intense de vouloir avancer, malgré la méchanceté et la bêtise humaine, contre l'autre et paradoxalement, pour soi, avec et pour les autres, sans tenir compte de la fatalité...